Médecine

La maladie ulcéreuse gastro-duodénale

Lotfi Fandi
Médecin, hôpital de Provins, France.

02 Juin 2000

La maladie ulcéreuse gastro-duodénale est une affection universelle, sa prévalence est estimée à 10 % de la population adulte dans le monde. Elle englobe en fait deux entités :

  • L'ulcère gastro-duodénal chronique caractérisé par son profil évolutif marqué par des rechutes fréquentes et son histologie, appelé encore maladie de Cruveilhier et associé dans la grande majorité des cas à une infection par Helicobacter pylori (Hp).
  • L'ulcère gastrique ou duodénal aigu lié à la prise de médicaments gastrotoxiques.

L'ulcère duodénal est plus fréquent que l'ulcère gastrique.
La maladie ulcéreuse est plus fréquente chez l'homme que chez la femme avec un ratio de 4/1 pour l'ulcère duodénal et 2/1 pour l'ulcère gastrique.
L'ulcère gastrique justifie une surveillance histo-endoscopique stricte.
L'ulcère duodénal ne justifie pas de surveillance histo-endoscopique particulière.

Fièvre typhoïde

Olivier Rogeaux*

* Médecin, Association Tokombéré.

01 Février 1991

 

La fièvre typhoïde est une infection fréquente en milieu tropical.

C'est une maladie spécifiquement humaine dont la transmission est orofécale.

Sa fréquence est donc étroitement liée au niveau d'hygiène de l'eau et de l'alimentation.

Conduite à tenir devant une protéinurie

Véronique Hentgen
Pédiatre, Centre hospitalier intercommunal de Créteil, France.

02 Octobre 2002

I. La fonction rénale : rappels

Les reins exercent deux fonctions au plan métabolique, en excrétant une urine de volume et de composition très variables :

Traitement des urétrites gonococciques

Éric Caumes*

* Assistant hospitalo-universitaire, Service de parasitologie, Maladies tropicales et Santé publique (Prof. M. Gentillini, hôpital de la Salpétrière, Paris).

01 Avril 1990
 

Neisseria gonorrheae est une bactérie diplocoque intracellulaire et principal agent responsable des urétrites aiguës. Écoulement méatique purulent, dysurie, pollakiurie sont les signes habituels, mais les formes asymptomatiques sont fréquentes surtout chez les femmes.

Le traitement de l'escarre

Alex Rossi*

* Médecin-Chef, centre Molini, Porticcio.

01 Décembre 1989

 

Ce travail n'a pas la prétention de tout dire sur l'escarre mais simplement de clarifier le traitement, qu'il soit préventif ou curatif.

Il faut savoir que ce traitement doit être l'affaire de tous : médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers, kinésithérapeutes, personnel de nuit ...

 

Physiopathologie de la douleur

Alain Serrie*, Philippe Poulain**
* Dept. diagnostic et traitement de la douleur, Hôpital Lariboisière, 75010 Paris.
** Unité d'évaluation et de traitement de la douleur, Institut Gustave-Roussy, 94800 Villejuif.
*/** Douleur sans frontières.

04 Octobre 1997

"La douleur n'est ni plus ni moins qu'un système d'alarme, dont la seule fonction est de signaler une lésion corporelle." Descartes 1664.

Pendant très longtemps, les cliniciens et les chercheurs ont considéré la douleur comme une sensation particulière qui témoigne d'un traumatisme ou d'une agression, ou n'apparaissant qu'après application d'un stimulus. Cette ébauche de définition ne rend pas compte des implications psycho-pathologiques inhérentes à toute douleur. Par ailleurs, Wall et Melzack ont identifié plusieurs facteurs affirmant le caractère très polymorphe de toute douleur

Lombosciatique commune

Hélène de Saxcé
Neurologue, ancien chef de service adjoint, Hôpital Saint-Joseph, Paris.

03 Août 1998

Il s'agit d'une crise douloureuse affectant le trajet du nerf sciatique depuis son origine jusqu'à ses extrémités. Qui dit sciatique dit toujours douleur, empruntant le trajet du nerf du même nom.
Le nerf sciatique a ses origines dans les racines nerveuses lombaires qui partent de la terminaison de la moelle épinière (queue de cheval) et sortent par les trous de conjugaison en dessous des vertèbres correspondantes. La sciatique résulte d'un conflit entre l'une des racines du nerf sciatique L5 ou S1 et le disque correspondant. Il y a deux racines, à chaque niveau, l'une postérieure sensitive et l'autre antérieure motrice, se rejoignant avant la sortie du canal vertébral, innervant des territoires différents, cutanés, musculaires.

Nous aborderons essentiellement la lombosciatique commune, qui représente la grande majorité des cas, sans oublier cependant les autres causes possibles à évoquer pour les éliminer.

I. Signes et diagnostic de la lombosciatique commune

Le diagnostic est et reste à l'heure actuelle essentiellement clinique.

1. La crise douloureuse est caractéristique

Par son trajet

Lombaire, para-vertébral, gauche ou droite :

Conduite à tenir devant un prurit en dix points

Alfred Mahr
Service de médecine interne et des maladies infectieuses, hôpital Avicenne, Bobigny, France.

02 Février 2000

Plus qu'un symptôme parfois très désagréable, le prurit constitue un véritable signal d'appel pour des maladies aussi diverses que la gale, les affections cutanées, les hémopathies malignes ou l'insuffisance rénale chronique. Face à un prurit, le diagnostic étiologique repose principalement sur l'analyse topographique du prurit et la recherche minutieuse de lésions cutanées ne pouvant être attribuées au grattage. Le meilleur traitement du prurit est étiologique. Les mesures symptomatiques font appel aux médicaments anti-histaminiques et à l'utilisation de produits d'hygiène adaptés, dont l'efficacité est souvent incomplète.

Le prurit se définit comme une sensation conduisant à une envie irrésistible de se gratter.
Il s'agit d'un motif de consultation fréquent qui pose alors un double problème :

Les paralysies sciatiques par injection intramusculaire dans la fesse dans un contexte malien

P. Provoost* et G. Taussig**
* Chargé de la prévention du handicap, Direction nationale de l'action sociale, BP E 2718, Bamako, Mali.
** Médecin de médecine physique et réadaptation, Institut national de réadaptation, Saint-Maurice, France.

02 Avril 2000

Les paralysies sciatiques par injection dans la fesse constituent une réalité invalidante fréquente et évitable, justifiant d'y insister.
Ce travail est basé sur une expérience de l'un d'entre nous qui travaille dans le Sahel Malien depuis 18 ans.
Nous reverrons rapidement le rappel clinique, le mécanisme lésionnel, l'évolution spontanée et le diagnostic différentiel pour nous attarder sur la réalité du contexte malien en ce domaine et les mesures préventives possibles pour les éviter.

I. Signes cliniques

Le diagnostic repose sur :

Les infections respiratoires de l'adulte (à l'exception de la tuberculose)

Christian Mongin
Médecin généraliste, Évry, France

01 Août 1991

Les infections respiratoires sont, en Afrique, très répandues. Leurs causes sont le plus souvent cosmopolites mais certaines d'entre-elles sont plus spécifiques (mycoses, parasitoses), d'autres prennent une importance de plus en plus grande avec l'extension du SIDA (tuberculose, pneumocystose).

La pathologie respiratoire est encore du domaine de la clinique et la plupart des diagnostics peuvent être faits sans avoir recours à des investigations sophistiquées.

Nous verrons donc d'abord comment il est possible de parvenir à ces diagnostics avant d'élaborer quelques maladies plus spécifiques en milieu tropical. La thérapeutique est également intéressante car elle est souvent efficace.

Le tabac est un facteur favorisant l'éclosion de la plupart des infections respiratoires.

Enfin, bien que cela ne soit pas le sujet de cet article, il faut devant tout signe pulmonaire penser à la tuberculose.

I. Les syndromes

Les infections respiratoires varient selon :

  • la topographie des lésions (bronchiques, parachymateuses, broncho-alvéolaire) ;
  • l'agent causal (virus, bactérie, parasites)
  • l'état antérieur (maladie respiratoire chronique, déficit immunitaire).

 

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