Médecine

Méningite purulente

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Hépatites virales

Ce document aborde les différents aspects des hépatites virales - épidémiologie, clinique, biologie, traitements - ainsi que les stratégies de prévention et de lutte contre ces affections d'évolution parfois très sévère.

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Diagnostic des nématodes

Patrice Bourée
Unité des Maladies Parasitaires et Tropicales, Hôpital Bicêtre, Paris

18 Octobre 2007

Les nématodes sont des helminthes très fréquents dans le monde, et particulièrement en zone tropicale. Parmi les parasitoses intestinales, six nématodoses sont fréquentes, dont 4 sont cosmopolites (oxyures, ascaris, trichocéphale, trichine) et 2 sont exclusivement tropicales (ankylostome, anguillules).

I. Oxyurose

Les oxyures (Enterobius vermicularis) sont des petits vers blancs d’environ 1 cm de long ( figure 1). Les vers femelles, situés dans le caecum, migrent vers  l’anus pour pondre. Les œufs émis, contenant les embryons, sont  directement  infestants.

Figure 1 : oxyures adultes

Diagnostic des trématodes

Patrice Bourée
Unité des Maladies Tropicales, Hôpital de Bicêtre

07 Octobre 2007

Les trématodes sont des vers plats non segmentés, qui comprennent les schistosomes et les douves. Cependant, ces deux parasites s’opposent sur plusieurs points. En effet, les schistosomes sont sexués et situés dans les vaisseaux alors que les douves sont hermaphrodites et localisées dans les voies biliaires. L’infestation s’effectue par voie transcutanée (schistosomes) ou buccale (douves). Enfin, ces zoonoses ont un cycle passant par un hôte intermédiaire : un mollusque (schistosomes) ou deux hôtes intermédiaires : un mollusque puis une plante ou un poisson (douves).

I. Bilharzioses

Les bilharzioses ou schistosomiases (ou encore schistosomoses) sont des maladies très fréquentes en pays tropical, dues à des trématodes.

Diagnostic des cestodes

Patrice Bourée
Unité des Maladies Parasitaires et Tropicales, Hôpital Bicêtre

20 Octobre 2007

Les cestodes sont des vers plats segmentés très fréquents, provoquant des troubles digestifs. Les conséquences
peuvent être sévères concernant par exemple la complication du tænia du porc.
Les tænia du bœuf et du porc, mesurant plusieurs mètres, sont le plus   souvent uniques, et ont le nom de “ver solitaire”. Les cestodes peuvent infester l’homme au stade adulte (tænia) ou au stade larvaire (échinococcose). Toutes ces parasitoses peuvent être évitées par une bonne hygiène alimentaire et individuelle.

I. Cestodes adultes

1. Tænia saginata

Le Tænia saginata est un ver mesurant de 5 à 10 mètres ( figure 1), situé dans l’intestin grêle de l’homme. La tête ou scolex ( figure 2), est munie de 4 ventouses.

Figure 1 : Tænia saginata

 

Les parasitoses digestives : généralités

Patrice Bourée
Unité des Maladies Tropicales, Hôpital de Bicêtre, Paris

07 Octobre 2007

Les parasitoses digestives sont cosmopolites, particulièrement fréquentes en zone tropicale, et responsables de douleurs abdominales et de diarrhées. La contamination s’effectue soit par voie orale (eau ou crudités) soit par voie transcutanée (Tableau I) et l’infestation continuelle aboutit souvent à un hyperparasitisme d’évolution parfois grave (occlusion intestinale, péritonite par
perforation).

Diagnostic des protozooses intestinales

Patrice Bourée
Unité des Maladies Parasitaires et Tropicales, Hôpital Bicêtre, Paris

16 Octobre 2007

Les maladies parasitaires dues à des protozooses intestinales sont   l’amibiase, la giardiase et quelques autres parasitoses plus rares. Ces parasites provoquent des troubles digestifs de gravité variable. Le diagnostic est principalement basé sur l’examen parasitologique des selles.

I. Amoebose

L’amoebose (appelée antérieurement amibiase) est due à l’amibe Entamoeba Histolytica. Cette amibe essentiellement tropicale se présente sous trois formes avec une fonction différente.

Mise au point sur l'hépatite E

Aminata Sall Diallo
Responsable du PNLH (Programme National de Lutte contre les Hépatites) au Ministère de la Santé du Sénégal. Professeur de physiologie et de biologie à l'UCAD (Université Cheikh Anta Diop) de Dakar.
Coordinatrice de l'initiative panafricaine sur les hépatites.

10 Octobre 2012

Données générales
Identifié en 1990, le virus de l'hépatite E (VHE) est un virus à ARN, comme les virus des hépatites A et C. Il est surtout présent dans les pays en voie de développement, où la contamination se fait par voie féco-orale, mais on assiste de plus en plus à une émergence de cas d'infections dans les pays industrialisés où le virus se transmet à l'homme par la consommation d'aliments contaminés insuffisamment cuits. La transmission interindividuelle directe du VHE est rare.
Plusieurs génotypes sont connus (1 à 8).
Un réservoir animal est suspecté, très probablement le porc, le sanglier et le cerf.
Le  VHE, comme les autres virus des hépatites, provoque une  inflammation du foie. Les manifestations cliniques sont banales, peu différentes de celles des autres hépatites aiguës. Cependant, les formes sévères semblent plus fréquentes que pour les autres hépatites. Dans sa forme aiguë, l'infection peut être mortelle chez
les personnes âgées, les femmes enceintes et chez les personnes malades du foie. Chez les personnes immuno- déprimées (patients greffés, patients sous chimiothérapie ou personnes vivant avec le VIH), l'infection par le virus de l'hépatite E peut évoluer vers une hépatite chronique et entraîner une cirrhose.
En zone d'endémie, le rôle étiologique du VHE dans les hépatites fulminantes sporadiques a été rapporté par de nombreuses études. Dans les zones non endémiques, la responsabilité du VHE dans les hépatites fulminantes de cause inconnue est également discutée.

I. Hépatite E et grossesse

Une des caractéristiques de l'infection par le VHE est sa gravité particulière chez la femme enceinte, chez qui l'hépatite E est grevée  d'une mortalité élevée, de l'ordre de 20 %, lorsqu'elle survient au troisième trimestre de la grossesse. Le décès survient habituellement   dans un contexte d'encéphalopathie, de syndrome hémorragique et/ou d'insuffisance rénale.

Hépatite B et grossesse

Pr. Cheikh Tidiane Cisse et Pr. Jean-Charles Moreau
Clinique Gynécologique et Obstétricale
Centre Hospitalier Universitaire A. Le Dantec, 34 avenue Pasteur, Dakar, Sénégal.

08 Octobre 2012

L’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) est un problème de santé publique ; en effet, la majorité de la population mondiale vit dans des zones à forte prévalence. Le continent africain est tout particulièrement concerné, avec des taux de portage chronique élevés de l’ordre de 15 à 20 % dans la population générale et de
22 à 25 % chez les femmes enceintes.
Cette  association pose essentiellement comme problème le risque  de transmission du virus de la mère à l’enfant (TME). La transmission de la mère à l’enfant du VHB peut survenir par 3 mécanismes :

  • in utero par un passage transplacentaire du virus,
  • per partum par l’intermédiaire des sécrétions vaginales ou du sang maternel,
  • post-natale de façon horizontale ou par le biais du lait maternel.

Cette TME doit être évitée à tout prix car 90 % des enfants infectés à la naissance vont devenir des porteurs chroniques du virus. Ces porteurs chroniques vont d’une part favoriser la diffusion de l’infection et d’autre part courir le risque de développer une cirrhose et un carcinome hépato-cellulaire.

Pour arréter cette spirale dramatique, il faut diagnostiquer l’affection le plus tôt possible au cours de la grossesse, traiter les femmes enceintes qui présentent une infection évolutive et administrer aux nouveau-nés le vaccin associé dans certains cas aux immunoglobulines anti HBs.

I. Influences réciproques

1. Influence de la grossesse sur l’infection VHB

En cas de cirrhose déjà installée, la grossesse peut être responsable : d’une réactivation virale, de complications hémorragiques et/ou  d’une décompensation responsable d’une létalité élevée.

Co-infection VIH et hépatite B

Christian Mongin
Médecin généraliste, Evry, France

08 Octobre 2012

I. Epidémiologie

La prévalence de l'hépatite B (n = 400 millions) dans le monde est 10 fois plus importante que celle de l'infection  à  VIH  (n  =  40,3  millions).  La  prévalence de la co-infection VIH-VHB est estimée entre 2 et 4 millions de personnes et concerne essentiellement l'Afrique subsaharienne où la prévalence de l'hépatite B dépasse 8 %.

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